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L’APOCALYPSE DE LA VITESSE : Marinetti lecteur de Zola

Author:

Lionel Cuillé

About Lionel

Lionel Cuillé est « Jane and Bruce Robert Chair in French and Francophone Studies » à l’université de Webster (États-Unis). En 2012 il a fondé le « Centre francophone », une asso­ciation pour la promotion de la culture française à St Louis (Missouri) désormais reconnue « Centre d’excellence » par l’Ambassade de France en 2017. Spécialiste de littérature contem­poraine, il se consacre en particulier à l’œuvre de Francis Ponge (L’herméneutique littérale, Paris, Garnier, 2019). Son travail porte actuellement sur l’esthétique de la vitesse dans la litté­rature des avant-gardes.

 

Lionel Cuillé is the "Jane and Bruce Robert Chair in French and Francophone Studies" at the Webster University (St Louis, Missouri). In 2012 he founded the "Centre francophone", an association promoting French culture in the Midwest, and now recognized as a "Centre of Excellence" by the French Embassy as of 2017. A specialist in contemporary literature, he devotes himself in particular to the work of Francis Ponge (L'herméneutique littérale,  Paris, Garnier, 2019). His current work focuses on the aesthetics of speed in the literature of the avant-garde.

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Résumé

F.T. Marinetti (1876-1944) a embrigadé Émile Zola (1840-1902) comme précurseur du futu­risme italien, parce qu’il a introduit dans le roman naturaliste la fascination pour les machines, et pour le train en particulier. Au-delà d’une analyse de la réception critique de l’auteur des Rougon-Macquart, je fais l’hypothèse que les intuitions formulées par Marinetti dans « La nouvelle religion-morale de la Vitesse » (1916) mettent en évidence chez le roman­cier natu­raliste une réflexion sur l’accélération du monde : La Bête humaine (1890) révèle non seulement une esthétique et une éthique pré-futuristes, mais effectue aussi un transfert sacral au lieu-dit « La Croix-de-Maufras ». C’est à travers cette figure polysémique que Zola pense le rapport entre la technologie et la religion, et plus précisément entre la vitesse et la Provi­dence dans le monde moderne.

 

F.T. Marinetti (1876-1944) enlisted Emile Zola (1840-1902) as a precursor of Futurism for having introduced machines, and trains in particular, into the naturalist novel. Beyond an analysis of Zola’s literary reception in Italy, this essay argues that the insights Marinetti formulated in "The New Religion-Morality of Speed" (1916) highlight the naturalist writer’s reflections on the acceleration of the world: The Human Beast (1890) not only reveals a pre-futurist aesthetic and ethics, but also achieves a transfer of sacredness to the place called « La Croix-de-Maufras ». Via this polysemic symbol, Zola reflects upon the relationship between technology and religion, speed and Providence, in the modern world.

DOI: https://doi.org/10.18352/relief.1008
How to Cite: Cuillé, L., 2018. L’APOCALYPSE DE LA VITESSE : Marinetti lecteur de Zola. RELIEF - Revue Électronique de Littérature Française, 12(2), pp.54–72. DOI: http://doi.org/10.18352/relief.1008
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Publié le 21 Dec 2018.
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